"Nous ne voyons pas, n'entendons pas ceux qui souffrent,
et tout ce qui est effrayant dans la vie se déroule quelque part dans les coulisses.
Tout est calme, paisible et seules protestent les muettes
[statistiques..."
(A. Tchekov.)
Il ne suffit que d'une phrase, que d'un mot même pour que tout s'effondre.
Les gens ne se rendent pas compte de leurs paroles si blessantes, des paroles qui nous remémorent de mauvais souvenirs, des souvenirs qu'on croyait enterrés et qu'on tentait d'oublier.
"La tête d'un enfant, c'est tellement petit qu'une parole suffit pour vraiment tout casser à l'intérieur. C' est fragile un enfant ..." (L.)
Je recommence à me noyer dans mes pensées. J'ai trop peur de ce que l'on pense de moi. J'ai trop peur de ne pas être ce qu'ils voudraient que je sois.
Je ne peux compter sur personne. Je ne manque à personne, et si j'envisageais de disparaître, personne ne le remarquerait.
J'ai si mal. Je ne veux plus souffrir. Je hais tous ces gens et tous ces "amis" qui vous aiment bien et vous oublient tout aussi rapidement.
Personne ne me comprend, c'est comme si j'étais la seule à avoir une vision si déformée du monde ...
Je ne cesse de relire "La tentation du suicide" par le professeur Mazet. C'est tellement vrai ce qu'il y dit... C' est limite si je n'en pleure pas.
Mais c'est en même temps dur de se retrouver à travers ses mots.
I Hate me
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Cette neige.
Cet air si pur.
Ces flocons flottants dans le vide.
Cette étendue de blanc.
Cette nature si libre.
(l)